francis meyer:

identity

L'exposition chez Frank Gerlitzki est pour moi une proposition de déambulation et de rapprochements, d'où ce large trait de séparation traversant la galerie de bout en bout.
La notion d'identité fait bien référence à la comparaison. Evoquer l'identité, c'est faire avant tout et à la fin, une recherche.
J'ai choisi comme éléments principaux un travail récent, que je considére comme une chorégraphie, une instantanéisation d'un mouvement consacré par l'écriture, focalisé sur quelques lettres et agrandi ensuite de manière à faire - presque - perdre tout référence au sens original de l'écrit ; de proposer un bord d'abîme par le biais d'une installation de 1 ou 4 tableaux.
Une autre proposition sur un diptyque donne à approcher l'émotion par ses médiums visibles et habituels, la bouche, le regard. Dans ce cas, un processus de numérisation me permet d'établir la distance entre le spectateur et le modèle, effet complété par l'accrochage très haut de Man / Ray.
 
D’autres travaux plus axés photographies conduisent à traiter, dans "Les Invisibilités" un travail de lumières numérisées et reportée sur des planches de verre. L'objet devient vitrail, tableau et conduit à son objet, déposé simplement sur un sol dans une vitrine, n'ayant plus la nécessité du recours à la profondeur matérielle pour rendre son aspect de travail d'art plastique.
 
Titres divers, sortes de petites annonces des endroits occupés, titres comme narration concise du travail présent. Voici pour la proposition.
Mais mon "installation", et je pense, les installations, se caractérisent aussi par l'investissement, l'écho en notre moi, rencontrant nos dégagements larges, favorables, mais aussi et inévitablement, nos autres espaces étriqués sinon inaccessibles et fermés, tous ces éléments constitutifs de notre moi, de notre identité, composite.
 
Notre esprit, comme lieu ultime de la réalisation artistique.

Francis Meyer


Exposition du 22 juin au 22 juillet 2005.